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2020 sera une année « historique » pour la Commission scolaire francophone du Yukon

Julien Latraverse

Les commissaires de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) nouvellement élus se sont réunis pour leur première rencontre publique le jeudi 21 novembre dernier.

Les commissaires sont heureux des élections de cette année. Selon eux, cela signifie un intérêt de la communauté pour l’éducation française au Yukon.
Photo : julien Latraverse

 

Avec la construction de la nouvelle école secondaire communautaire et la poursuite du dossier des lois sur les langues officielles à Ottawa, l’année 2020 sera charnière pour les commissaires de la CSFY.

Élus au début du mois de novembre, les cinq commissaires de la CSFY viennent tout juste d’entamer un mandat de trois ans. Cette élection, la première depuis 2013, faute de candidats, illustre la « vitalité de la communauté », pense Hugo Bergeron, seul nouveau visage parmi les commissaires. « Ça donne un mandat qui est fort », souligne-t-il.

Ouverture prochaine de la nouvelle école

« C’est une belle année qui s’en vient, c’est sûr », affirme Jean-Sébastien Blais, président de la CSFY depuis 2015. L’ouverture prochaine de la nouvelle école secondaire, dont le nom n’a toujours pas été divulgué par le ministère de l’Éducation du Yukon, accapare la majorité des efforts des commissaires. « On veut que l’école communautaire citoyenne soit une réussite », témoigne M. Blais.

Pour arriver à ce résultat, le président souhaite établir une programmation attrayante pour les élèves intéressés à poursuivre leurs études en français. « On veut une approche qui va pouvoir nous démarquer », révèle le président de la CSFY. Le but de cette démarche est d’assurer une « fidélisation » des élèves, de la garderie jusqu’au secondaire, souligne M. Blais.

Le début de l’année 2020 sera crucial pour les commissaires. « On s’en vient dans les mois les plus importants au niveau de la promotion », reconnaît M. Blais. « On ne veut pas d’éléphant blanc [une réalisation d’envergure qui peut s’avérer plus coûteuse que bénéfique] », ajoute le président.

Un début d’année prometteur

Le montant de 60 millions de dollars, promis par Mme Mélanie Joly, alors ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, pour soutenir l’enseignement en milieu minoritaire, constitue aussi un chantier important. « On attend le nécessaire avant de faire le plan d’action », déclare néanmoins M. Blais.

« Nous sommes encore en attente de l’information du ministère de l’Éducation du Yukon », soulève Jean-Sébastien Blais. Le président affirme que les commissaires pourront cependant se consulter à partir de janvier avant de se prononcer sur le sujet.

Une expérience bénéfique

Hugo Bergeron est le seul nouveau commissaire du groupe. Enseignant à l’École secondaire F.-H.-Collins, M. Bergeron croit pouvoir « bâtir des ponts » entre les établissements francophones et anglophones afin de créer une « collaboration harmonieuse entre les deux écoles ».

Le père de trois enfants mise sur son expertise avec les familles multilingues pour contribuer à son poste. « Si je peux arriver avec des idées, si je peux voir le fonctionnement avec l’expérience que j’ai en milieu minoritaire, je peux peut-être aider l’équipe de commissaires ».

Jean-Sébastien Blais voit d’un bon œil l’année à venir, qu’il qualifie d’ailleurs d’historique ».

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